On a accompli un étape de plus: le court voyage juste avant le mariage pour échapper au stress. Sauf qu’on n’a pas trop de stress. Mais on a décidé d’échapper quand même.
Clem travaillait sur une mission à Miami la semaine dernière, et de temps en temps je lui rejoins pour le week-end. La dernière fois on a fait cela, c’était il y a un an, et le temps nous a permis de nous poser sur la plage et de far niente. Cette fois, par contre, le temps mi-pluvieux nous chassait de la mer, mais on a réussi à sortir de la ville et découvrir des choses.

Jeudi soir on a pris le volant pour aller à Key West, la ville aus Etats-Unis la plus proche de Cuba. Vendredi matin on a visité la ville. Même si Clément avait réussi à louer une belle décapotable (oui, ça aide d’être Français de temps en temps!) le parking sur l’île est merdique, alors on a profité d’une navette gratuite entre notre hôtel et le centre-ville. Pendant le trajet, le conducteur nous faisait un commentaire amusant. Saviez-vous que lorsque la ville a goudronné tous les parkings et routes de la ville, le température moyen de l’île est monté de 5 dégres? Eh oui.
Premier arrêt: la ville de Hemingway, où il a vécu avec sa troisième femme, jusqu’à ce qu’il parte au Cuba avec Madame Hemingway IV.

(Cliquer sur la photo pour mon fil Flickr et plus d’informations sur la maison.) Hemingway s’intéressait aux chats polydactyls, c’est à dire de chats avec plus de 4 doigts, et maintenant la maison abrite plus de quarante chats à 4 doigts. Chacun se nommait d’après un acteur ou personnage des années 50: Greta Garbo, les Rat Pack, même un félin James Dean.
En partant de la maison, on a continué sur le chemin jusqu’à l’Endroit Le Plus Au Sud Des Etats-Unis Contiguë.

Oui, c’est le chapeau le plus large que je pouvais trouver en ligne. Je ne prends pas de risques avec les coups de soleil trois semaines avant le mariage. On m’a soufflé “la petite maison dans la prairie,” alors tout n’est pas gagné.
Avant que la ville soit remplie de buvards (ce week-end étant un WE de fête et le début inofficiel de l’été aux EU) on est parti pour revenir sur Miami. Le lendemain on est reparti pour faire un tour au Parc National des Everglades. On voulait à tout prix voir des alligateurs. On n’était pas déçu!
Nous sommes arrivés dans le parc pile-poil pour une visite guidée, et vous comprenez, je profite TOUJOURS de la visite guidée. Le guide a commençé de nous parler de l’écologie du parc et puis a sorti une liste de tous les animaux qu’on risquait de voir pendant la marche. Comme si c’était prévu, un gros alligateur est sorti du forêt et est entré dans la clairière à 30 pas de notre groupe.
Oui, un énorme alligateur s’est décidé de rejoindre notre visite. On s’y attendait presque que Steve Irwin sorte du forêt derrière le ‘gateur.
Eh bien, le guide a choisi, sagement, d’arrêter de parler de la fuite d’eau fraîche dans la mer pour s’exciter sur le gros reptil devant nous. On a appris tout sur le comportement des alligateurs, le distance qu’il fallait garder (environs 10 mètres) et le fait qu’on n’était pas sur le menu du déjeuner. Et puis là, le guide s’est tu, et après réflexion, a repris “NORMALEMENT, les humains ne sont pas sur le menu. Les alligateurs préfèrent avaler leur proie en entier, et un adulte ne peut pas passer entre les machoires. Les enfants, par contre…” Il n’a pas fini sa phrase. La petite fillette à côté de lui s’est fondu en larmes.
Cet alligateur en particulier ne semblait pas avoir faim, et surtout n’était pas pressé. Il s’est promené 20 mètres, et puis s’est allongé sur l’herbe. Le guide a dit qu’il régulait sa température interne.
On peut éstimer la longueur d’un alligateur en prenant la distance entre les yeux et les narines en pouces, et vous avez la longueur de l’animal en pieds (ratio de 12:1, pour ceux qui ne connaissent pas les mesures impériales). Celui-ci, le guide a dit, mesurait environs 11 pieds, ou 3,4 mètres. Il s’est hâté d’ajouter, “C’est un des plus gros que j’ai jamais vu!”
Ce n’était pas bien rassurant, pour dire franchement.
De toute façon, notre alligateur continuait son chemin à une vitesse de un kilomètre par heures, et s’est arrété encore une fois dans la fraîcheur du kiosque. Après un temps, il arrivait à sa destination, l’étang de l’autre côté du kiosque, et a glissé dans l’eau avec un glouglou.
On commençait alors la marche propre, et on a vu pas mal d’alligateurs, aucun aussi grand que ce premier monstre. On a appris ce qu’il faut faire lorsqu’un alligateur traverse la rue. (Reponse: Tu attends à ce qu’il passe et surtout tu ne lui klaxonnes pas.)
Une fois dans le marais, ou plus précisement sur le plateforme au dessus du marais, les ‘gateurs fourmillaient comme des insectes. J’ai perdu le compte. Ils étaient partout!
Mais bientôt la chaleur nous faisait retirer à notre décapotable, et on est rentré sur Miami. De retour dans l’hôtel, on alternait piscine, mojito, piscine, pina colada, piscine, ad infinitum. Pas mal comme weekend.





