St. Louis, St. Louis, c’est dans la Louisiane, n’est-ce pas? Non! Enfin, plus maintenant. La territoire dite ‘Louisiane’ que Napoléon a vendue aux Américains a compris l’actuel Missouri, mais a compris aussi la Louisiane, Oklahoma, Arkansas, Kansas, Nebraska, Iowa, des parties de Texas, New Mexico, Colorado, Wyoming, Montana, North Dakota, South Dakota, Minnesota et même un petit bout du Canada.
Comment la territoire est-elle tombée entre les mains de Français à l’origine? C’était deux explorateurs qui, déjà depuis 1673, ont reclamé la vallée du Mississippi pour la France, et l’ont nommée après Louis XIV, bien sûr. La région était peu peuplée, à part les autochtones et quelques trappeurs français.
A la fin du 18e siècle, l’instabilité de son empire dans le Nouveau Monde a rendu les rêves impériaux de Napoléon intenables. La revolte des esclaves en Haiti et les conflits en Guadeloupe ont prouvé à l’Empereur que ses ressources seraient mieux utilisé pour la guerre contre les Anglais. En tout cas, sans les richesses des plantations de sucre aux Caraïbes, il n’avait pas assez d’argent pour administrer ses terres en Amérique. Effectivement, cet achat a permis à Napoléon de se débarrasser des ses ennuis et aux Américains de presque doubler leur territoire. Bien que l’achat était fait en 1803, la cérémonie de remise de la territoire a eu lieu à St. Louis le 10 mars 1804.
La ville de St. Louis existait depuis déjà 1763, fondé par des trappeurs Pierre Laclède et Réné Auguste Chouteau. Situé au confluence des deux fleuves les plus longs en l’Amérique du Nord, la ville a connu une croissance incroyable, pour la plupart des gens qui cherchait un bout de terre pour eux tout seul.Immédiatement après la vente, il était devenu impératif d’explorer la territoire de long en large. Le président Jefferson a missioné deux explorateurs, Meriweather Lewis et William Clark, de monter le fleuve Missouri en canoë et de faire un rapport sur tout ce qu’ils ont vu: les indigènes, la flore et la faune, la géologie, et aussi le potentiel de résistance des trappeurs et fermiers déjà établis dans la région.
Ils sont partis de St. Louis, St. Charles plus précisement, avec une bande de 33 individus, le 14 mai 1804. Imaginez-vous, de partir sur une mission sans vraiment savoir qu’est-ce qu’il y a à l’autre bout, ni où se trouve l’autre bout exactment, ni si vous allez revenir un jour.
Dans leur partie se trouvait aussi une jeune Shoshone qui s’appèlait Sacajawea, et qui servait de traductrice et souvent de guide. Elle avait alors 14 ans, était mariée avec un trappeur français, et a accouché pendant le voyage. Le groupe est revenu à St. Louis le 23 septembre 1806 après avoir atteint l’océan Pacifique.
Après que les nouvelles de cette aventure ont été repandues sur tout le continent, la réputation de la ville de St. Louis en tant que ville importante était cimentée. L’ere des grands bâteaux à vapeur est arrivé en 1817, qui a fixé St. Louis, située comme elle l’était sur la confluence des deux fleuves, comme centre de commerce. Dans les années 1850, seulement New York avait un plus grand port. Plus tard les chemins de fer ont continué la croissance du commerce et des biens qui traversait la ville.
Quinze ans après, la guerre civile a éclaté ailleurs dans le pays. Même si Missouri était nominalement un état qui permettait l’esclavage, son économie n’en dépendait pas, et la ville de St. Louis a accueilli plusieurs sympathisants au mouvement anti-esclavage. La guerre a eu l’éffet, néanmoins, de couper la connexion avec le Sud et a effectivement asphyxié le commerce avec le Sud primairement agricole.
A Paris, on parle souvent des Expositions Universelles de 1889 et de 1900, mais ces deux-là n’étaient pas les seules. St. Louis a accueilli une Exposition Universelle en 1904, qui aujourd’hui est considéré l’apogée de la vie culturelle de la ville. Pour préparer, la ville a construit une site de 5 km², et on voit toujours plusieurs bâtiments de cette époque. Selon l’histoire, c’est à cette exposition que le cornet de glace est donné au monde. L’atmosphère de la ville dans les mois précédents l’Exposition est délicieusement montrée dans le comédie musicale Meet Me in St. Louis. Les premiers jeux olympiques dans un pays anglophone ont été à St. Louis dans la même année.Une discussion de l’histoire et de la culture de St. Louis serait incomplète sans parler de l’héritage musicale. A cause de sa position sur le Mississippi, St. Louis fait partie des villes de jazz, avec la Nouvelle Orléans, Memphis et Chicago. En particulier, le blues est considéré le legs de la ville. Scott Joplin a popularisé le ragtime, et les jazzmen Miles Davis, Julius Hemphill, Johnnie Johnson ont commencé leur carrière autour de St. Louis. Dans le soul, on compte également Fontella Bass, Ike et Tina Turner, Shirley Brown, et dans le rock, l’incomparable Chuck Berry.
Finalement, une mention doit être donné au baseball, le ‘passe-temps national américain.’ Le jeu dérive du cricket anglais, et a été établi selon les règles modernes aux Etats-Unis vers la fin du 19e siècle. En 1882 la ville de St. Louis a récu son propre équipe, alors les Chaussettes Marrons (pour comparer aux Chaussettes Rouges, ou Red Sox, de Boston). C’est l’équipe professionelle la plus ancienne à l’ouest du Mississippi. Depuis 1886 il existe une rivalité entre St. Louis et Chicago sur le baseball, à cause de la proximité relative des deux villes et de deux matchs très disputés en 1805 et 06. A la défense de St. Louis, il faut préciser que c’est notre équipe qui a gagné le plus de Coupes, (10) après les Yankees (26). Chicago n’a pas gagné une Coupe depuis 1908. La dernière victoire des Cardinals a été en 1996.
Dans les temps modernes, le seul événement notable à St. Louis a été la naissance de Sarah, bien sûr, en 1979.















































